Le Jeong, un mantra bien-être ?

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On ne présente plus le Hygge danois, mais quid du Jeong, cette attitude coréenne chère à Charlotte Cho, la créatrice de Soko Glam ?

Le Jeong, c’est une forme d’amour, mais attention, ce n’est pas l’amour entre deux personnes, le « saranghae »(사랑해) des dramas coréens


Que nenni.
On trouve des variations du Jeong en Chine et au Japon, mais c’est en Corée que le concept est le plus complexe et le plus riche : c’est un lien d’amour et d’affection envers ce qui nous entoure et nous façonne : famille, amis, collègues, jusqu’aux lieux, paysages ou objets. Dans la société coréenne, plus axée que la nôtre sur le groupe, cet attachement à ce avec quoi nous avons un fil de vie est forcément très important.

Ensemble, c’est tout

À Séoul, on fait quotidiennement l’expérience d’une co-dépendance et d’une prévenance envers l’autre.
la philosophie du Jeong y influence nombre de relations sociales et affectives.
Ce sont par exemples ces 6 sièges dans le métro, réservées aux personnes âgées, enceintes ou à mobilité réduite, qui sont immuablement laissées vacants, y compris lorsqu’ils ne servent pas, afin de laisser aux autres leur place.
Ce sont aussi les manières de table, où l’on propose systématiquement de partager sa nourriture et le grand soin porté aux petits gestes et aux attentions en général.
Ce sont ces moments de la vie professionnelle qui nous laissent parfois un peu perplexes, où vos collègues constituent une véritable cellule sociale et affective qui fait grand cas de votre vie perso.

Tang Ming Tung/Stone/Getty Images

Ritualiser des moments de bien-être

Des moments de bien-être ritualisés gagnés sur une vie quotidienne stressante dominée par le credo du Ppalli Ppalli, ce culte de la vitesse et de l’exécution, s’avèrent au demeurant  très utiles. Par exemple, la beauté coréenne et son long rituel immersif axé sur un rapport entre le soin intérieur et extérieur peut également s’entendre par ce biais.

Cette symbiose entre un intérieur et un extérieur « agrandis » et ces mini-moments méditatifs, Charlotte Cho, l’entrepreneuse américaine d’origine coréenne à l’origine de Soko Glam, l’a découverte lors de ses premières expériences professionnelles au pays du Matin (pas vraiment) Calme. Elle utilise à présent le Jeong comme philosophie de base pour le lancement de sa propre marque de cosmétiques, Then I Met You, une incitation à faire une pause pour se recentrer, s’enrichir, et aller à sa rencontre et à celle de l’autre. Un engagement porté par le positionnement de Then I met You, vendu exclusivement digitalement et promettant une relation client privilégiée, et bien sûr par les deux produits de lancement, un duo de cleansers inspiré par les principes de la K-beauty, pensé pour nettoyer en profondeur, rééquilibrer et enrichir.

Mais on ne vous pousse pas à la dépense. Pratiquer le Jeong, c’est simplement s’apporter à soi et à d’autres des moments de bien-être guérisseurs !

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Experte en prise de tête sur la pop culture coréenne depuis 2010

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